La troisième étape de La Vuelta Femenina, disputée ce 5 mai 2026 entre Padrón et A Coruña sur 121,2 kilomètres, a tenu toutes ses promesses. Annoncée comme plate, cette journée fut en réalité ponctuée de montées non classées et d’un secteur pavé crucial, promettant un spectacle riche en rebondissements et une nouvelle chance pour les sprinteuses, mais aussi pour les puncheuses. L’enjeu était de taille, notamment pour les Belges Shari Bossuyt et Lotte Kopecky, dont les performances étaient très attendues. Dès le coup de sifflet à Padrón, l’audacieuse Felicity Wilson-Haffenden (Lidl-Trek) et Sterre Vervloet (Lotto-Intermarché Ladies) ont pris la poudre d’escampette, creusant rapidement un écart. Leur aventure en tête a animé la première partie de course, tandis que le peloton, d’abord passif, se mettait en ordre de bataille, notamment sous l’impulsion de formations comme Visma-Lease a Bike et les équipes des favorites. Des pépins mécaniques pour Yara Kastelijn et Ashleigh Moolman-Pasio, ainsi qu’une chute impliquant Urska Zigart et une coureuse de l’UAE Team ADQ, ont rappelé la tension constante de la course. Un moment clé est survenu à l’approche du sprint intermédiaire. Lotte Kopecky a démontré son sens tactique en s’imposant, décrochant 6 secondes de bonification précieuses qui la rapprochent de la leader Franziska Koch au classement général. Ces secondes symbolisent l’ambition de la championne belge, tandis que d’autres comme Lore De Schepper confiaient leur objectif de viser le maillot blanc de la jeunesse en fin de semaine. À l’approche de la dernière heure de course, le peloton s’est considérablement tendu. Les ascensions non répertoriées, telles que le « Raspadoiro to Caión » avec ses passages à 15%, ont permis aux favorites de tester leurs rivales. Des attaques foudroyantes de Niewiadoma, Lippert et Van der Breggen ont dynamisé la course, tandis que Faulkner tentait également sa chance avec succès, avant d’être reprise. L’équipe de Kopecky, SD Worx-Protime, a joué un rôle prépondérant pour maîtriser les écarts. Avec seulement cinq kilomètres à parcourir, la tension était palpable. Un groupe d’une quinzaine de coureuses, mené par Sarah Van Dam, a pris une courte avance. Tous les regards étaient tournés vers le secteur pavé de 2,2 kilomètres, situé à 4,5 km de l’arrivée, qui promettait d’être le juge de paix. La stratégie des équipes autour de Kopecky et Bossuyt était claire : maintenir un tempo élevé pour placer leurs sprinteuses dans les meilleures conditions avant la dernière ligne droite. L’issue de cette étape, mêlant puissance sur les pavés et vitesse pure, s’annonçait comme un véritable thriller cycliste, avec la promesse d’une arrivée au sprint sur les derniers 1,5 kilomètres plats.