Arsenal s’est offert une place en finale de la Ligue des Champions pour la première fois en vingt ans après une victoire palpitante 1-0 contre l’Atlético Madrid, complétant un score cumulé de 2-1 après un match nul 1-1 à l’aller. Le héros inattendu de cette confrontation intense a été le Belge Leandro Trossard, dont l’action a directement mené à l’unique but de la rencontre, œuvre de Bukayo Saka. Le match retour, disputé à Londres, a vu Arsenal prendre le contrôle du ballon, mais sans parvenir à créer de réelles occasions franches dans les premières phases. L’Atlético, fidèle à son style, restait compact et menaçant. Un premier moment de tension survient à la 35ème minute lorsque Trossard est déséquilibré dans la surface, mais l’arbitre allemand, Siebert, ne siffle pas de penalty, au grand dam des Gunners. Cependant, juste avant la pause, la persévérance de Trossard est récompensée. Après avoir hérité du ballon dans la surface, il décoche une frappe puissante que Jan Oblak parvient à repousser. Mais Bukayo Saka, opportuniste, surgit pour reprendre le ballon et propulser Arsenal en tête (1-0, 45e minute). Ce but crucial donnait aux Londoniens un avantage psychologique et un but d’avance au total. La seconde période a été marquée par une série de décisions arbitrales controversées qui ont alimenté la frustration de l’Atlético Madrid. À la 52e minute, Giuliano Simeone semblait avoir une opportunité en or après une erreur défensive d’Arsenal, mais il est taclé par Gabriel à l’entrée de la surface. Malgré les protestations vives des joueurs madrilènes, l’arbitre reste impassible, refusant une nouvelle fois d’accorder un penalty. Quelques minutes plus tard, une autre action litigieuse voit Pubill et Griezmann impliqués dans la surface d’Arsenal, mais là encore, M. Siebert ne bronche pas, sifflant même une faute offensive discutable. Ces moments clés ont laissé un goût amer aux Colchoneros, dont la presse espagnole n’a pas manqué de dénoncer un « arbitrage scandaleux ». Malgré la tension croissante et les tentatives désespérées de l’Atlético pour égaliser, notamment une occasion manquée par Alexander Sorloth en fin de match, la défense d’Arsenal a tenu bon. L’équipe a su gérer la pression, conservant son avantage minimal jusqu’au coup de sifflet final, déclenchant une explosion de joie à l’Emirates Stadium. Arsenal affrontera donc un adversaire à déterminer en finale de la Ligue des Champions à Budapest, avec la certitude d’avoir au moins un Belge, Leandro Trossard, sur le terrain. La question se pose désormais de savoir si Vincent Kompany pourra le rejoindre en tant qu’entraîneur du Bayern Munich face au PSG.